Borgen, une femme au pouvoir

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Evaluation du Fouvolant : 10 écharpes

C’est donc en ce jeudi 8 mars, journée des droits de la femme que nous dirons au revoir à une femme : Birgitte Nyborg, le premier ministre du Danemark dans cette fiction politique d’une qualité exceptionnelle.

Les hommes de l’ombre m’avait intéressé, mais Borgen m’a passionné. Les situations aussi bien que les personnages sonnent juste ! L’équilibre entre les différents aspects de la vie d’une personnalité politique est quasi parfait : vie privée, conseillers en tous genres, négociations avec les alliés, avec les ennemis, avec d’autres dirigeants, relations avec les journalistes, etc…

De plus la lente érosion des relations conjugales, légèrement artificiellement accélérée dans les deux derniers épisodes, accentué par  la perte contrainte d’amis de longue date, fait éclater aux yeux du téléspectateur, la grande difficulté du pouvoir, qui est a priori le sujet principal de la série.

Ceci étant, si c’est bien le rôle d’une fiction de faire comprendre cette difficulté, il me semble déplacé pour un homme ou une femme politique d’en faire publiquement état comme ont tendance à le faire actuellement certains de nos hommes politiques, car autant face à un personnage de fiction, on peut montrer de l’empathie (puisque c’est un personnage de fiction et qu’on connaît assez bien sa vie, grâce à la caméra), autant face à une personne réelle, je suis tenté de dire avec une certaine froideur :  » Tu l’as choisi ! Si ça ne te plaît pas, tu peux toujours démissionner. »

Ce n’est qu’un « au revoir », car il existe une deuxième saison, que je vais attendre avec impatience.

Les hommes de l’ombre

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Evaluation du Fouvolant : 7 écharpes

Cette série de France2 est plutôt réussie : les situations sont intéressantes ou amusantes selon le cas, les relations entre les personnages assez réalistes et le rythme suffisamment soutenu pour ne pas lasser.

Et les acteurs principaux jouent tous bien, de manière homogène sans fausse note.

En revanche, l’avalanche d’événements, de contraintes et de pièges qui trouvent tous une réponse adaptée grâce aux hommes de l’ombre et en particulier du personnage de Bruno Wolkowitch et de son alter-ego et ancien disciple, incarné par Grégory Fitoussi. Cet aspect est un peu artificiel, comme si les malheurs de plusieurs dizaines de campagnes politiques se concentraient sur ces quelques semaines d’une campagne présidentiel éclair. En plus, ces péripéties sont réglées en « ping-pong », les coups venant alternativement d’un bord vers l’autre puis inversement.

Mais, ne boudons pas notre plaisir, la série est globalement assez réussie, jusqu’au plan final, qui nous laisse un peu sur notre faim !

Les 39 marches au théâtre Labruyère

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Evaluation du Fouvolant : 10 écharpes

Grandiose !

Une très belle pièce, comme on en voit heureusement quelques-unes de temps à autre.

C’est un régal de mise en scène et de jeu d’acteurs. L’inventivité de ces 4 acteurs pour jouer plusieurs dizaines de personnages est impressionnante.

Mention spéciale au toujours énérgique Eric Métayer levant les bras au ciel dans son K-Way et criant : « Je suis … la boue! » après avoir tenté « d’engluer » l’actrice dans ses bras.

Allez-y, courrez-y, cette pièce a largement mérité son Molière de la pièce comique 2010 !

Réactions en chaîne au théâtre Rive Gauche

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Evaluation du Fouvolant : 7 écharpes

Cette pièce est une pièce de boulevard assez classique et comme souvent dans ces pièces pièces, la fin est surprenante et amusante.

Les acteurs sont visiblement à leurs aises, en particulier Smaïn dans un rôle un peu à contre-emploi, mélange de Mrs. Doubtfire et de Tootsie.

Les autres s’en donnent à cœur joie de le voir ainsi transformé et tourbillonnent autour de lui sans lui laisser de répit.

C’est assez drôle malgré avec quelques répliques un peu superflues, mais le rythme y est est j’ai passé une bonne soirée.

Bref, pour ceux qui veulent passer un bon moment et qui aiment  boulevard, évidemment !

 

Heureusement, il y a Nicolas le Floch

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Evaluation du Fouvolant : 10 écharpes

Hier soir sur France2, j’ai retrouvé le commissaire le Floch dans une nouvelle aventure. Comme vendredi dernier, ce fut un régal ! Voilà l’illustration qu’une adaptation de romans déjà très bien faite peut continuer à vivre d’elle-même sans le support de l’écriture romanesque et trouver avec bonheur des scenarii nouveaux dans la veine des romans de son auteur d’origine.

Saluons en passant la sortie des dernières aventures écrites du commissaire créé par Jean-François Parot : L’enquête russe.

Il est rassurant de voir ce type de téléfilm régulièrement sur le service public télévisé, cela console d’émissions piteuses de télé-réalités comme « Une semaine sans électricité ».

S’il te plaît, France Télévisions, utilise mes impôts pour produire plus de Nicolas le Floch et aucune émission de télé-réalité. Je serai alors content de payer ma redevance !

Voca People : peut mieux faire !

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Evaluation du Fouvolant : 4 écharpes

Un concert pour changer du théâtre : le groupe Voca People à Bobino.

Je dois reconnaître que je n’étais pas idéalement placé et que cela peut jouer sur mon appréciation du spectacle. Mais au-delà de cela, si les chanteurs de ce groupe ont visiblement du talent pour chanter et simuler les instruments et ambiance, ils ne sont pas très forts (ou mal conseillés) en mise en scène

L’histoire qui donne un sens au spectacle est assez simple : le groupe a atterri sur notre planète car il manquait d’énergie dans son vaisseau et pour lui redonner de l’énergie, il faut de la musique. Cette situation étant expliqué avec des gestes, des mimiques et quelques mots d’anglais, le premier quart d’heure est très laborieux. Or, dans un spectacle, le début est vital : soit on accroche le spectateur, soit on le perd et il faudra encore plus d’efforts que prévu pour le « rattraper ».

Bref, j’ai été perdu par le début du spectacle. Heureusement assez rapidement, le groupe chante et cet aspect flou disparaît face à l’ambiance créée par les chansons et les saynètes. Régulièrement revient malgré tout de manière flagrante le manque de consistance de la mise en scène et de l’histoire qui sous-tend le spectacle.

Néanmoins, sont particulièrement réussis les passages sur les musiques de films (hélas un peu court), la « lecture » de musique dans la tête des spectateurs, l’utilisation des spectateurs comme instruments de musique et les chansons d’amour avec saynètes des hommes puis des femmes.

Ce qui reste à mon avis un défaut majeur de leur spectacle est le perpétuel « Boum-Boum » typé « boîte de nuit », qui a un sens pendant le court passage simulant cette ambiance (je n’aime pas personnellement, mais c’est bien fait), mais qui n’a aucun intérêt pendant le reste du spectacle et pourtant la voix des deux chanteurs basses est systématiquement amplifié par la sono à tel point que le théâtre vibre sans discontinuer. C’est extrêmement désagréable.

Mes critiques n’ont sûrement pas été partagées par les autres spectateurs à entendre applaudissements et cris de joie.

Enfin, à la fin du spectacle, pour le rappel, nous avons eu droit à quelques chansons françaises (oui, le spectacle étant à vocation internationale, les chansons sont toutes américaines ou anglaises) mais ce fut un tel massacre qu’il est heureux qu’il n’y en ait pas eu plus. Et j’ai regretté l’absence de pop anglaise, comme les Beatles ou les Everly Brothers qui ont de bonnes chansons à reprendre !