C’est donc en ce jeudi 8 mars, journée des droits de la femme que nous dirons au revoir à une femme : Birgitte Nyborg, le premier ministre du Danemark dans cette fiction politique d’une qualité exceptionnelle.
Les hommes de l’ombre m’avait intéressé, mais Borgen m’a passionné. Les situations aussi bien que les personnages sonnent juste ! L’équilibre entre les différents aspects de la vie d’une personnalité politique est quasi parfait : vie privée, conseillers en tous genres, négociations avec les alliés, avec les ennemis, avec d’autres dirigeants, relations avec les journalistes, etc…
De plus la lente érosion des relations conjugales, légèrement artificiellement accélérée dans les deux derniers épisodes, accentué par la perte contrainte d’amis de longue date, fait éclater aux yeux du téléspectateur, la grande difficulté du pouvoir, qui est a priori le sujet principal de la série.
Ceci étant, si c’est bien le rôle d’une fiction de faire comprendre cette difficulté, il me semble déplacé pour un homme ou une femme politique d’en faire publiquement état comme ont tendance à le faire actuellement certains de nos hommes politiques, car autant face à un personnage de fiction, on peut montrer de l’empathie (puisque c’est un personnage de fiction et qu’on connaît assez bien sa vie, grâce à la caméra), autant face à une personne réelle, je suis tenté de dire avec une certaine froideur : » Tu l’as choisi ! Si ça ne te plaît pas, tu peux toujours démissionner. »
Ce n’est qu’un « au revoir », car il existe une deuxième saison, que je vais attendre avec impatience.